Foncier équin : comment la restructuration des terres peut renforcer la pérennité d’un centre équestre

L’organisation du foncier constitue un enjeu important pour les structures équines. La proximité des prairies, leur accessibilité et la cohérence du parcellaire influencent directement le fonctionnement quotidien d’un établissement et son équilibre économique. L’exemple du centre équestre de Ludovic Durand, à Saint-Sauvant en Charente-Maritime, illustre l’intérêt d’un accompagnement foncier adapté aux besoins des professionnels.

Une problématique foncière dans un secteur viticole

Situé à Saint-Sauvant, le centre équestre de Ludovic Durand avait besoin de regrouper ses prairies afin d'améliorer l'organisation de son activité.

Dans ce secteur marqué par la viticulture, la restructuration du parcellaire nécessitait de prendre en compte les besoins de plusieurs exploitants agricoles. L'enjeu était donc de trouver une solution conciliant les objectifs du centre équestre et ceux des viticulteurs concernés.

Deux ans d'accompagnement pour organiser les échanges de terres

La SAFER Nouvelle-Aquitaine a accompagné cette opération sur une période de deux ans, avec la participation de trois exploitants.

Plusieurs leviers ont été mobilisés :

  • La médiation foncière, afin d'identifier des solutions adaptées aux besoins des différents exploitants ;

  • L'ingénierie foncière, pour organiser les échanges et améliorer la cohérence du parcellaire ;

  • L'accompagnement administratif, notamment pour les démarches liées au casier viticole et aux appels à candidatures ;

  • La sécurisation des engagements, afin d'inscrire la démarche dans la durée.

Cette opération illustre le rôle que peuvent jouer les acteurs fonciers pour faciliter les négociations et accompagner des projets nécessitant de concilier plusieurs usages agricoles.

Des résultats pour le fonctionnement et l'économie de la structure

La restructuration a permis au centre équestre de bénéficier de prairies mieux organisées pour son activité.

Selon le témoignage publié par la SAFER Nouvelle-Aquitaine, les résultats sont concrets :

  • Des chevaux vivant au pré ;

  • Une diminution des charges salariales et mécaniques ;

  • Un excédent brut d'exploitation (EBE) multiplié par deux.

Au-delà de la réorganisation des terres, cette opération montre que les choix fonciers peuvent avoir des conséquences directes sur les conditions d'hébergement des chevaux et sur la viabilité économique d'une structure équine.

Le foncier, un enjeu stratégique pour la filière équine

Pour les centres équestres, les écuries, les élevages et les autres structures équines, disposer de surfaces adaptées à proximité de leur établissement peut constituer un facteur essentiel de développement.

Lorsque le parcellaire est morcelé ou que les terres sont éloignées, les conséquences peuvent être multiples : déplacements supplémentaires, temps de travail accru, coûts mécaniques plus importants et difficultés d'organisation.

L'exemple de Saint-Sauvant rappelle qu'une problématique foncière ne trouve pas toujours sa solution dans une simple transaction. La médiation, les échanges de parcelles et l'accompagnement par des acteurs spécialisés peuvent également contribuer à construire des solutions adaptées aux réalités locales.

Pour aller plus loin : retrouvez le témoignage complet publié par la SAFER Nouvelle-Aquitaine : Restructurer pour pérenniser : l'histoire d'un centre équestre qui a trouvé sa place.